Fahrenheit 451 est un ouvrage de science-fiction de Ray Bradbury. L’histoire se déroule dans une société où tout acte de réflexion et de questionnement est répréhensible car cela va à l’encontre du bien collectif. Ainsi, les pompiers dans cette société sont chargés de  brûler tous les livres dont la détention est strictement interdite. On suit l’histoire du point de vue de Montag, un pompier qui va peu à peu remettre en question la société qui l’entoure et par conséquent devenir un criminel pourchassé.

« Fahrenheit 451 est la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume. »

Un peu à la manière de George Orwell avec 1984, ce roman dépeint une société futuriste totalitaire. On appelle communément ces romans des dystopies, ou contre-utopie. Ray Bradbury se fait connaître par le grand public grâce à ses chroniques martiennes qu’il publie en 1950. 3 ans plus tard il publiera Fahrenheit 451 qui sera porté à l’écran par François Truffaut en 1966. Bien que le roman date un peu, je trouve que le message porté dans le livre est toujours d’actualité sur beaucoup d’aspects. Jean D’Ormesson écrivait dans le Figaro du 10 décembre 1992 suite à la suppression d’une émission littéraire sur France 3 une diatribe bien similaire à un personnage du livre :

«On ne brûle pas encore les livres, mais on les étouffe sous le silence. La censure, aujourd’hui, est vomie par tout le monde. Et, en effet, ce ne sont pas les livres d’adversaires, ce ne sont pas les idées séditieuses que l’on condamne au bûcher de l’oubli : ce sont tous les livres et toutes les idées. Et pourquoi les condamnes-t-on ? Pour la raison la plus simple : parce qu’ils n’attirent pas assez de public, parce qu’ils n’entrainent pas assez de publicité, parce qu’ils ne rapportent pas assez d’argent. La dictature de l’audimat, c’est la dictature de l’argent. C’est l’argent contre la culture (…) On pouvait croire naïvement que le service public avait une vocation culturelle, éducative, formatrice, quelque chose peut être, qui ressemblerait à une mission. Nous nous trompions très fort. Le service public s’aligne sur la vulgarité générale. La République n’a pas besoin d’écrivains. » (Source : Préface du livre)

Merci à Jipso, un de nos amis et lecteurs, qui nous a conseillé ce bouquin.

2 Commentaires
  1. de Bourran elizabeht 6 ans Il y a

    j’ai le souvenir d’avoir vu deux fois le film tiré du livre. une première fois au cinéma d’art et d’essai dans les années 74 -75 puis à la télévision il y a une quinzaine d’années (90-95)
    dans mon esprit cela s’apparente au film “sonnen green” “soleil vert” sans doute parce que dans les années 70 nous étions dans la mouvance 68 et que ces sujets nous tenaient très à coeur.

    malheureusement de “fiction”, on en arrive à “réalité” !!!!
    Avec comme moteurs principaux :
    La GUERRE du FRIC surtout chez nous en occident où l’intérêt pour les livres dits intellectuels est plus (ou moins ) dévalorisé chez les jeunes et où la pauvreté alimentaire grandissante, va de paire avec cette stupidité intellectuelle ambiante, télévisuelle.
    Les GUERRES des RELIGIONS au Moyen Orient et Affrique où la nourriture est quasi signe de richesse, et où l’interdiction des livres est omniprésente. !!!!

    alors quoi !!!!! “l’argent et les religions contre la culture ” “c’ETAIT formidable, et maintenant c’EST fort minable”…
    elizabeth de bourran

  2. zeto 6 ans Il y a

    j’ai lu le livre… il est superbe..

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