Déclin sociétal, effondrement émotionnel ?

Dialogue après avoir déconstruit certaines des évidences (notamment la Culture) qui constituent notre société et qui, par le fait que nous les tenons comme acquises, nous semblent si banales que nous ne leur prêtons pas attention.

 

« Avez-vous fait du tourisme pendant vos voyages ? »

Je le regardai d’un air stupide. « Du tourisme ? »

– Oui, avez-vous quitté l’itinéraire prévu pour aller visiter des sites touristiques ?

– Oui, parfois.

– Vous avez noté, j’en suis sûr, que seuls les touristes prêtent attention aux curiosités locales. Pour toutes sortes de raisons pratiques, les autochtones ne les voient même plus, tout simplement parce qu’ils les ont en permanence sous les yeux.

– Oui, c’est vrai.

– Tout cela pour vous dire que nous avons fait la même chose pendant notre voyage. Nous nous sommes promenés à travers votre territoire culturel en remarquant les curiosités que les autochtones ne regardent jamais. Un visiteur d’une autre planète les trouverait remarquables, voire extraordinaires, mais les gens de votre culture les tiennent pour acquises et ne notent même pas leur présence.

– C’est juste. Comme si vous aviez pris ma tête entre vos mains et l’aviez tournée vers un point précis en me demandant « Vous voyez ça ? » – et si j’avais répondu : « Voir quoi ? Il n’y a rien à voir là-bas. »

Extrait de Ishmael de Daniel Quinn.

 

Est-ce la culture qui évolue du fait de celle de l’homme, ou l’homme qui évolue selon les changements culturels ? Dans les deux cas, elle influe directement sur notre perception du monde, de l’histoire, de notre environnement proche et de la société dans sa globalité. Si vous vous rendiez dans l’Antiquité et que vous demandiez aux Égyptiens la manière dont ils racontent leurs mythes aux enfants, ils vous répondraient très certainement « Nos mythes ? Mais nous n’avons pas de mythes. Nos dieux sont bien réels, et prenez garde à ce que vous dites sur eux ou vous en subirez le courroux. ». Ce phénomène semble être toujours d’actualité, sous une autre forme.

L’homme moderne semble penser qu’il se trouve hors de toute culture et croyances, car les siècles passés ont été marqués de découvertes scientifiques entrainant ruptures et désillusions. Il se croit désormais proche de l’ultime savoir, et désormais débarrassé de toute entrave à son élévation vers le pouvoir « divin » (Homo Deus, Yuval Noah Harari.) : celui de la connaissance universelle et du progrès technique illimité. Cependant, ce qu’il ne semble pas voir, c’est que l’intégralité ou presque de ses actions est dirigée par un des plus puissants, intenses et destructeurs mythes qu’il ait connu : le mythe de la croissance matérielle infinie.

Nous pouvons considérer que nos grands-parents, issus de l’ancienne génération ont grandi au cœur même d’un mythe prônant un confort de vie élevé, durable, et que rien ne pourra jamais arrêter. Ils sont ainsi sous l’influence de ce mythe des 30 Glorieuses, influençant encore leurs enfants dans leur transmission de cette vision anachronique du monde, tâchée d’illusions et de croyances. Ces derniers se maintiennent alors plus ou moins dans l’héritage de pensée de leurs parents : « Il y a toujours eu des crises. Celle-ci n’est pas le première et ne sera pas le dernière, il y a toujours une période de relance et de croissance qui vient après. ». Mais ils constatent également les défaillances du système actuel, se confrontant alors aux réalités indéniables qui les amènent à reconsidérer leur propre vision. La dernière génération quant à elle, bien que commençant doucement à comprendre les enjeux et les problématiques globales, est en majorité trop jeune encore pour pouvoir réellement agir à grande échelle, et encore trop peu de ses individus développent un réel intérêt et une conscience environnementale.

De ce fait, l’effondrement se rapproche plus rapidement que la vitesse à laquelle les esprits s’éveillent et les mouvements de transition s’élaborent, l’allure de ce déclin précipité n’étant que l’écho de la croissance exponentielle de l’industrie qu’a connu notre société au siècle dernier.

 

« Rafal Olbinski »

 

Il semblerait donc qu’une part conséquente des personnes prenant conscience du déclin sociétal à venir traversent une totale désillusion. Il est aisé de constater que les nombreuses complexités qui structurent notre société actuelle en annihilent en effet toute possibilité d’évitement. On identifie ainsi un parallèle entre cette sensation d’effondrement émotionnel intérieur et l’effondrement sociétal lui-même : comme si l’entendement de ce qui se produisait à la société entière était reproduit à l’échelle de chaque individu.

Cette fracture témoigne de l’accroche que nous avons à notre société : si celle-ci s’effondre, nous nous effondrons avec elle, reflétant à quel point elle est ancrée en nous. En extrapolant, la société représente à elle seule une entité infiltrée en nous à nos dépends, au même titre qu’un cordon ombilical qui nous condamnerait à une mort certaine si celui-ci venait à rompre. À la suite de cette prise de conscience, les individus entrent dans de profonds tourments provoquant un décalage temporel, lequel les projette spontanément dans une démarche d’anticipation, une tentative de projection mentale de ce futur désormais compris.

 

Ainsi, par l’ensemble des violentes émotions ressenties et par la nécessité de repenser leur environnement, ces individus s’efforcent de recréer une rassurante bulle d’optimisme, mais toutefois illusoire. Ils combinent un hypothétique futur à leur présent réel, et essayent d’imaginer le visage du monde à venir. C’est-à-dire qu’en se basant sur les objets et actions évidentes de la vie quotidienne : transports, alimentation, ils élaborent des comparaisons avant/après le déclin (ex : « et dire qu’il n’y aura presque plus de voitures, et dire qu’on ne pourra plus importer d’ananas…) qu’ils appliquent de manière récurrente à ce qui les entourent, jusqu’à se rendre compte de la fragilité et l’obsolescence de leur environnement proche.

De ce fait apparait la nécessité de chercher des repères et des éléments quotidiens durables représentant des points d’appui stabilisateurs. Cependant, alors qu’ils avaient à l’origine une visée rassurante, ces repères se retrouvent incompatibles avec la réalité et les faits scientifiques qui démontrent l’inévitable effondrement à venir, et l’urgence de modifier nos modes de vie. Par conséquent, on constate une traversée de cycles d’émotions négatives, car il est relativement difficile d’accepter que l’intégralité de ses actes et habitudes sont potentiellement destructeurs, et que son confort de vie, qu’il n’est pas aisé d’abandonner, sera progressivement mis en péril, étant lui-même la source de cette destruction environnementale. Les individus connaissent ainsi un mélange de nostalgie, mélancolie et anxiété en portant sur leur monde le même regard que sur un vieux film, comme si ce qui les entourait était déjà désuet, suranné.

 

L’homme qui a vu le néant

Cette phase constitue une véritable perte de repères, car elles se perdent temporellement à force de constamment comparer, appliquer, superposer et mélanger les époques, celle du présent, composée au futur, avec un regard passé.

« Et dire qu’il n’y aura presque plus d’eau (anxiété), comment sera-t-il possible de répartir celle qui reste à l’ensemble des individus ? (Stress) Peut-être que lorsque nous atteindrons cette pénurie, nous nous rappellerons qu’avant il y en avait pour tous, en quantité suffisante. (Regret). Que puis-je faire à mon échelle ? (Désespoir) De toute manière c’est trop tard, et nous ne pouvons plus rien faire. (Abandon) »

Ne sachant quelle attitude adopter, et par cette prise de conscience profonde, elles se confrontent à un tumulte de dissonances entre leurs actes habituels, quotidiens, non réfléchis, et l’ensemble des postures idéales et manières de vivre cohérentes, plus ou moins adaptées à l’idée d’adoucir l’effondrement à venir. Il en découle une remise en question fondamentale de l’intégralité de ce qu’elles ont toujours connu en terme de durabilité, et d’impacts environnementaux et sociétaux.

 

John Martin, The great day of his wrath

 

Il n’y a pas vraiment de solution permettant de s’extraire rapidement de cet état émotionnel néfaste propre à la prise de conscience, ô combien complexe et brutale, et qui amène à remettre en question les bases qui constituent la moindre de nos actions, de nos habitudes, de notre éducation…  Un cheminement de pensées va par la suite produire un ensemble de réflexions et questionnements, possiblement négatives et pessimistes auxquels il est nécessaire de répondre. Nous avons pu constater, dans les siècles passés (et encore aujourd’hui), que l’ignorance de ce qui nous entoure prête à la croyance, à la peur, et au maintien de sa personne dans un dogme, voire des illusions. Le risque de cette absence d’esprit critique et de simple acceptation de l’information, sans analyse et réflexion autour d’elle, fait d’une personne une potentielle cible manipulable, et docile. Le sujet de l’effondrement, de mon point de vue, n’y échappe pas, dans le fait que de nombreux groupes et autres sectes ont pour thème ce qu’ils appellent « la fin du monde », et enferment des personnes, à l’origine déjà fragiles ou sensibles, dans une pensée fixe, un obscurantisme, les munissant de véritables et opaques œillères. L’objectif étant, et vous le connaissez, de les maintenir dans l’ignorance pour effectuer un contrôle durable sur elles.

Là est le danger : se maintenir soi-même dans l’ignorance, et ne pas aller chercher plus loin les réponses, pour dépasser le premier stade chaotique mêlant déni, colère, peur et dépression.

Ce qui peut sans aucun doute être préconisé, pour faire son deuil et atteindre le stade d’acceptation du déclin à venir, parvenir à se placer hors de toute négativité et pessimisme et enfin obtenir un regard lucide et réaliste sur les faits, est de s’informer. Rester dans l’ignorance ne permettra pas d’avancer. Par conséquent il me parait nécessaire de se renseigner sur les complexités de notre société actuelle et de les éclaircir, car c’est dans la compréhension des rouages qui conduisent l’humanité à sa perte qu’il sera également possible, de nouveau, de voir les éléments positifs, recouvrer une ouverture d’esprit, une joie de vivre et d’arborer un nouveau regard serein sur ce qui nous entoure.

La société actuelle est bancale, particulièrement alors lorsque le déclin s’accélère. Par instinct et dans l’objectif de garantir sa survie et sa perpétuité, l’humanité comme toute autre espèce va chercher à rééquilibrer son fonctionnement, d’où l’émergence de mouvements citoyens de transition, partout dans le monde, auxquels il est possible de prendre part.

 

La courbe de deuil – Raphaël Stevens Pablo Servignes, collapsologie.fr

Voici la Courbe de Deuil qui illustre ce qui est évoqué plus haut. Bien qu’éprouvantes à traverser, les premières phases sont inévitables et nécessaires car elles permettent de faire table rase, d’effacer nos croyances et illusions. Un certain nombre des éléments qui composent notre vision du monde et de la société nous ont été transmis, enseignés, imposés. Nous ne les avons pas choisis, et par conséquent nous les considérons comme des normes, un socle amovible, des piliers de « vérités » ancrés en nous, et qui de ce fait semblent si évidentes que l’idée de les remettre en question de nous traverse même pas l’esprit.

L’acceptation consistera, à partir de ce terrain de pensée désormais vierge ou presque, de reconstruire par soi-même une vision un maximum objective de notre environnement en se basant sur une analyse rigoureuse et complète des faits, rendant la complexité du monde davantage intelligible.

 

 

De nombreuses portes de réflexions ont été ouvertes tout au long de ces lignes.
Quel est votre avis en ce qui concerne ces stades émotionnels ?

Peut-être les avez vous déjà traversées ?
Que diriez vous à quelqu’un qui souhaiterait franchir ces épreuves émotionnelles ?

 

Maryline Garbe, Flowting time

 

-Rökkur-
15 Commentaires
  1. Quere Sébastien 9 mois Il y a

    Superbe intelligence, superbe conscience.

  2. Sébactaline 9 mois Il y a

    Ce texte est une réflexion qui s’adapte aussi bien au proche qu’au lointain : victime d’un AVC mal pris en charge (s’ajoutant à une sclérose en plaque) je suis intérieurement sur cette courbe, j’ai passé le stade dépression et là commence le plus dur : acceptation… recherche des nouveaux outils mis à présent à disposition… espoir et sérénité. Je n’ai pu prendre conscience de ce chemin qu’en étant dessus.
    Je crains que la plupart des gens non seulement n’ont pas la notion du pire qui arrive mais en plus ne veulent surtout pas en avoir conscience. Trop anxiogène ! Et attendent d’être la tête au dessus du gouffre pour freiner. Peut être que chacun pense qu’il sera plus fort que les autres que Lui survivra et étant pis pour les autre.

  3. Linda Van Moer 9 mois Il y a

    C’est évident que l’ignorance et la tête dans le sable par rapport au fait de poursuivre la route telle que nous l’avons tracée et par rapport aux changements à mettre en œuvre,nous ménent au désastre. Et que sortir de l’ignorance implique que l’on s’informe,analyse,échange… mais la tâche est considérable vu la désinformation entretenue et la difficulté d’accès à des sources alternatives crédibles. Il faudrait prendre du temps,s’assoir et réfléchir au monde que nous voulons…mais le monde entier court!

  4. pipo 9 mois Il y a

    Effondrement émotionnel (empathie) des psychopathes qui nous dirigent, déclin sociétal ?

  5. Serre 9 mois Il y a

    Très beau texte. Tout cela exprime magnifiquement la compréhension synthétique des informations que j’ai pu emmagasiner sur le sujet depuis à peine quatre mois, qui m’ont semblé quatre ans.
    L’approche est objective et sans affect, je m’y reconnais complètement, en dehors de l’absence totale d’ironie suggérée par la gravité de la situation.
    J’admire ce tableau hyper-réaliste brossé quasiment sans couleur, en noir et blanc, d’une situation qui peu à peu s’impose à nous et prend corps.
    Sorte de canevas à colorier ou à broder au gré de nos humeurs et de nos envies.
    J’envie le style sûr du récit et admire une concentration aussi précise de tant d’idées en si peu de lignes.
    Un chef d’œuvre sobre. Bravo à l’auteure.

  6. Pierre E. 9 mois Il y a

    J’ai lu avec attention et avidité ce développement fort complet du processus d’acceptation, car il décrit très exactement ce que je suis en train de traverser depuis quelques mois. Je trouve remarquable de pouvoir le décrire si bien, alors que le bouleversement qui accompagne la prise de conscience est, pour ma part, au delà des mots. Il m’est difficile de nommer les émotions changeantes qui se succèdent dans ma pensée, alors même que j’en suis déjà au stade de l’acceptation intellectuelle (l’acceptation réelle se fera à un autre stade, je suppose).

    Ce que j’ai envie de dire à quelqu’un qui souhaiterait franchir ces épreuves émotionnelles ? De se préparer à ressentir des affects contrastés, à une alternance de lucidité et de doute, et à des remises en question existentielles possiblement profondes. Je crois pouvoir dire que ça secoue…

    Et surtout d’accepter de suivre cette courbe du deuil, dont on finit par ressortir.

  7. davila 9 mois Il y a

    trés intello cette juste analyse! notre civilisation va disparaitre comme d autres dans l Histoire.
    l homme occidental moderne dans son orgueil extrème pense toujours qu il a la solution.le matérialisme et la laicité fanatiques de la France taxe d obscurantisme toutes religions,spriritualités , amalgamant les djihaistes avec de simples bons croyants quelle que soient leurs chemins ou prophètes.personne ne décide de lui meme de venir au monde! ni de connaitre le jour de sa mort sauf les suicidaires et kamikazes. c est donc que la VIE nous a été donnée,la Terre nous a été confiée. Nos parents,Nos ancetres le savaient mais la « modernité » l a rejetée d ou son malheur présent, d ou son suicide actuel.vivre sans FOI c est etre aveugle car la FOI donne le discernement ,la lucidité sur ce qui est bon ou mauvais.ainsi nos ancetres et grands hommes du passé,certains du siècle présent nous ont dit,nous ont prophétisé les jours actuels de perdition.c est eux qu il faut suivre et remonter
    jusqu a la SOURCE de VIE afin de survivre au suicide collectif actuel.

  8. Flo32 9 mois Il y a

    Calquer l’évolution de notre civilisation sur les
    étapes du deuil est una approche intéressante. Le modèle le plus connu est, sans doute, celui d’Elisabeth Kübler-Ross, une psychiatre pionnière dans le mouvement des soins palliatifs. En 1969, elle décrit pour la première fois, un processus psychologique qui passe par 5 étapes différentes :
    1) le déni,
    2) la colère,
    3) la négociation,
    4) la dépression,
    5) l’acceptation.
    À l’origine, Elisabeth Kübler-Ross décrit ce qui se passe chez la personne en fin de vie, c’est-à-dire chez une personne qui fait face à l’annonce de sa propre mort, de sa propre fin.
    http://deuil.comemo.org/etapes-du-deuil-phases-stades-5

  9. Bernard 9 mois Il y a

    Merci Joli texte en effet , n’ayant aucune prise sur ce processus, il est vain de vouloir changer quelque chose, alors oui l’acceptation et j’irai plus loin la collaboration, si ce mot peux etre dégagé de tout affect , car comme pour la mort ,notre mort nous savons rien ou si peux , pourtant elle fait partie intégrante de la vie , l’autre face de la même pièce et a ce titre mérite notre attention et confiance . Avons nous le choix ?

  10. Innsaei 9 mois Il y a

    Bonjour à tous,

    Texte très bien écrit et développé. Néanmoins, ce que je dirais aux personnes souhaitant sortir et dépasser la phase descendante de la courbe pour entamer le chemin vers la résilience et l’équilibre émotionnel, serait, qu’une fois toutes les vieilles croyances déconstruites, la page vierge qui s’en dégage ne dépend plus que de nous. Mille et une possibilités sont désormais possibles et c’est plutôt excitant de vivre dans cette époque de remise en question ou nous allons pouvoir faire émerger une nouvelle société post-capitaliste à notre image. Une fois sorti de la matrice et des vieux schémas de pensées, nous sommes maintenant libre de construire le futur que nous voulons voir émerger.

  11. Sólskin 9 mois Il y a

    Très bel article, je partage l’avis d’Innsaei…

    + Il est nécessaire de se focaliser sur le positif !

  12. Divergente 9 mois Il y a

    Oui très beau texte. Pour ma part, ce fut en 2012 que j ai réalisé le déclin de notre civilisation à travers des recherches poussées sur internet. Hélas, notre monde est basé sur le crédit et pour que cela fonctionne nous devons consommer. Or, ce dogme est une absurdité. Au collège, à l’universite, on nous enseigne que la consommation est notre job. Bref, je n’ai jamais dit mais la matière première est epuisable alors… Au lieu de cela, j’ai applaudi en ayant cru comprendre cette notion dans sa globalité. Maintenant, parlons de l’energie fossile qui peut être remplacée par l énergie libre (cf brevet de Tesla). En réalité tout problème possède sa solution. Ma vrai question est : pourquoi cherche -t-on à nous maintenir dans l’ignorance ? Pourquoi les agriculteurs dépendent de multinationnals ? Pourquoi personne ne s’est posée de questions à propos des suicides des paysans indous. Maintenant, moi je vais vous dire quelle est notre véritable erreur ? Notre erreur est d’ignorer que nous formons une seule entité, » l’entite de l’humanité ». Nous ne formons qu un seul individu et cette unité retrouvée nous permettra de devenir de véritables créateurs. Nous deviendrons prosperts tout en respectant l autre, tout en respectant les êtres portes par la Terre. Les religions actuelles ont été écrites par des hommes assoiffés de pouvoir. La véritable religion est le respect de l autre sans jugement. Nous ne naissons pas égaux, nous n’evoluons pas de manière egale. Est-ce pour cela que nous devons accepter de créer des guerres pour dilapider le bien de l autre (Palestine, Afghanistan,etc). Nous sommes tous les architectes de notre tombe. A nous de grandir. Parlons maintenant des viandes ? Les moutons, les vaches, les boeufs sont traités de manière ignoble pourtant ils sont consommés. Nous sommes ce que nous consommons. Ce qu’il faut vraiment garder en tête est que l Homme doit evoluer sur le chemin de la vie. Il est vrai que par moment faire un pas est difficile. Cependant la véritable victoire est de ne jamais renoncer d’avancer sur cette route longue et hérissée d épreuves. Depuis février 17, nous sommes entrés pour 12 années dans le cycle de Saturne. Cette période sera très difficile car elle demandera à chacun de réfléchir sur ses actes, sa manière de penser, de manger, de consommer… Chaque être humain est l orfèvre de sa vie. Cela, à condition qu il se rende compte qu il est esclave du système dans lequel il vit. La connaissance permettra à l Homme de se libérer de ces entraves. Tout le monde connaît la marque Hugo Boss mais trop peu de gens savent qu il a dessiné les uniformes des nazis… Autre mascarade, vous mettez votre bulletin de vote dans une urne. En réalité, celle-ci recueille les cendres d’un mort, n’est ce pas ? Autrement dit, « si voter servait à quelque chose, ce droit n’existerait pas. Et bien j arrête de ce pas mes délires. Sachez que la vie est merveilleuse à partir du moment où l’amour vivre en votre sein. La haine, la peur, le desespoir, la jalousie et tout sentiment négatif sont l’eau qui etouffera le feu de votre vie. Cdt !

  13. […] Le 4ème singe : Déclin sociétal, effondrement émotionnel ? […]

  14. GILLAIZEAU MARILYN 8 mois Il y a

    Merci !

  15. Bibiblio 7 mois Il y a

    Malheureusement, ce texte est très creux. Quand on a enlevé tous les mots ronflants et allégé un peu cette syntaxe lourdingue, on découvre… un bel enfumage. Ce texte n’a aucune structure, aucun déroulement, c’est une mauvaise rédaction de lycéen qui croit qu’une forme ampoulée peut cacher l’absence totale de fond. Après, s’il s’agit d’un article de journal intime, façon : « cher journal, le monde va mal, mais je m’accroche », très bien. Mais sinon, votre article ne propose rien, ne développe rien. Aucune argumentation, vous assénez « réalité indéniable », « l’inévitable effondrement à venir » (je veux bien, mais pourquoi ? des preuves, des noms ?). Vous mélangez les notions environnementales avec la notion de société, pour inviter à une démarche émotionnelle proche de la gestion du deuil (individuelle donc non sociétale par définition)… Enfin, vous vous excluez sans doute du lot quand vous commencez votre texte par : « L’homme moderne (ce gentil crétin, ndlr) semble penser qu’il se trouve hors de toute culture et croyances, Il se croit désormais proche de l’ultime savoir », mais vous concluez vous-même par le discours typique de ce fameux homme moderne qui se pense hors de toute culture et croyances (puisque vous prétendez pouvoir atteindre « un terrain de pensée vierge ») et qui se croit désormais proche de l’ultime savoir. En un mot : ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et votre prose lourde et mal aboutie ne fait que prouver dans quel bourbier pataugent vos réflexions.

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